25% des jeunes prêts à se passer d’assurance auto

La crise économique pousse les jeunes à envisager de se passer d’assurance auto. Ce comportement à risque fait écho à d’autres comportements à risques pour les populations précaires comme le report de soins par exemple.

L’enquête que vient de livrer la MACIF montre que la crise économique modifie les comportements et peut pousser les jeunes à faire des économies à tout prix, au risque de subir des conséquences très graves.

Conduire sans assurances, quels sont les risques ?

Selon l’article L324-2 du code de la route, du 10 mars 2004, la conduite sans assurance est une infraction pénale punie d’une amende de 3750 euros et éventuellement assortie d’une suspension de permis de 3 ans ou de la confiscation du véhicule.

Le choix d’une nouvelle assurance sera d’autant plus difficile que ce type d’incident peut être considéré comme une exclusion par certains assureurs recherchant le plus souvent des conducteurs bonussés et sans problèmes.

La loi Hamon pour des tarifs compétitifs sur l’assurance auto

La loi Hamon prévoit de permettre aux assurés de mieux faire jouer la concurrence sur l’assurance auto et habitation. Elle permettrait la résiliation des contrats en cours d’année au bout d’une première année d’adhésion. Cette loi devrait voir jour d’ici à la fin d’année et a clairement pour objectif d’inciter les assureurs à baisser leurs prix.

Les comparateurs d’assurances auto en ligne contribuent déjà à cette mise en compétition en démontrant aux internautes que les prix varient de manière très forte d’un contrat à l’autre.

Il existe de nombreux contrats d’assurance auto sur le marché avec des formules économiques qui peuvent être adaptées à des jeunes conducteurs.

Les comportements à risques en matière d’assurance

Les jeunes sont confrontés à des situations de précarité qui les conduisent à prendre des risques en matière d’assurance auto.  Le phénomène de reports de soins peut également conduire à des situations préoccupantes. Les mutuelles étudiantes ont rapporté que certains étudiants reportaient les soins coûteux comme l’achat de lunettes pour des raisons financières mettant en péril leur santé.  Pour les jeunes à faible revenu, l’aide à la complémentaire santé peut permettre une déduction de 200€ sur le prix de leur mutuelle.

Certaines villes ou régions permettent par ailleurs une aide complémentaire de 100€.  A la différence de l’assurance auto, l’assurance santé n’est pas un contrat obligatoire, mais fortement recommandé compte tenu du risque que peut engendrer une mauvaise protection.